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  <title>Mémoires d'un usurpateur - Marié</title>
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  <description>Ou comment ne pas succomber aux affres de l'excellence.</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Thu, 05 Jun 2008 15:07:13 +0100</pubDate>
  <copyright>under-globe.org</copyright>
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    <title>Premier contact</title>
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    <pubDate>Thu, 25 Oct 2007 09:55:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Teo De Alma</dc:creator>
        <category>Marié</category>
            
    <description>    J'ai fait 3 voyages à Taiwan durant mes 6 années de mariages, je partais découvrir un pays, sans a priori, un pays qui de plus fit cessession d'avec la puissante Chine ce qui ne pouvait être que louable.&lt;br /&gt;Aujourd'hui l'impérialisme est insidieux, il occupe les places financières, il n'est plus aussi grossier qu'auparavant: Aller je t'aligne 500 cavaliers en heaume flamboyant , 25 catapultes, 2000 fantassins en côte de maille, à lance ou a épées mais toujours à pied et tiens, vas y que je t'arrache ta terre dans le viol et la décapitation.&lt;br /&gt;Enfin plus aussi grossier c'est un point de vue, moi ça m'a toujours débecquetté de travailler pour des fonds de pension américain qui réclament 15% de progression par an. Ce n'est pas possible, ça n'existe pas, les profits ne peuvent pas suivre une telle courbe ascendante sans s'épuiser à un moment ou à un autre. Le système est vérolé et il ne peut que retomber comme une vielle merde un jour ou l'autre. Mais ils s'en battent leur race ces vioques 10, 15 ans à tout casser d'espérance de vie, ce qui veulent c'est tous nous niquer pour pouvoir s'installer un jacuzzi dans leur chambre de maison de retraite VIP à boire du champagne et tater les fesses des infirmières condescendantes, toutes acquises à leur cause.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors moi je regardais d'un oeil terreux, pour ne pas dire vitrifié, ce monstre impérialiste féodal qu'est encore la chine à la mode coco pour les blaireaux mais d'une agressivité capitalistique que même stakhanov ne pourrait que renier tellement l'horreur est arrivée à son comble.&lt;br /&gt;Presser le citron, c'est apparement le mot d'ordre que tout le monde s'est donné, comme quand il y a eu la première guerre en Irak, ma grand-mère s'était empressée de faire ses stocks de sucre de farine et de  je ne sais qu'elle autre denrée complètement inutile, le pire c'est qu'elle n'était pas la seule puisque dans toutes les épiceries, les rayons étaient pratiquement vidés de ces produits de &amp;quot;haute&amp;quot; nécessité. Bon d'accord, ma grand-mère avait connu la guerre, la privation et les bons alimentaires mais bon soyons raisonnable tout de même,  il sera temps bien assez tôt d'aller massacrer la famille d'à côté et dont le chien venait chier sur le devant de notre porte tout les jours depuis 5 ans pour  piller leurs victuailles quand la guerre sera à nos portes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien entendu les gens ont pris conscience désormais que les ressources ne sont plus inépuisables comme on l'avait longtemps cru, mis à part ces sales sauvages qui vivaient si près de la nature, nus de surcroit et qui respectaient cette terre nourricière, impies, païens, nous avions bien fait de les civiliser un peu ces sagouins irrespectueux en leur inculquant le droit au faste que nous, être humains avions droit à juste titre, nous avions un devoir d'évolution de l'espèce envers ces vagues cousins. &lt;br /&gt;Enfin quand je dis conscience, je veux surtout dire que les grands groupes les premiers ont bien ressentis que le vent tournait et que le capitalisme pour perdurer devait bien être renouvelable. Au départ vague concept marketing, le renouvelable s'est imposé, mais pas en Chine toutefois, ils sont bien trop nombreux, inépuisables, on peut encore exploiter cette inépuisabilité pendant encore quelques décennies. A Taiwan par contre, le territoire n'est pas infini, c'est une île et ça se ressent bien sur le comportement de chacun, à tout moment un typhon ou un tremblement de Terre peut rayer de la carte cette région, alors Taiwan est allé vers le chemin de la démocratie, ce qui n'était pas gagné d'avance avec les zozos du guomintang. Aujourd'hui Taiwan est à seulement une place derrière nous la France, au classement RSF de la liberté d'expression, à la place N° 32 ce qui n'est pas une performance extraordinaire pour la France, mais un effort méritoire pour Taiwan tout de même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En vue de préparer mon voyage j'avais commencé à étudier le mandarin, Nihao, wo yao may kuze. Duibuqi who bu zhidao! Xie xie ni. des trucs de base quoi. J'avais bien révisé également les 20 dernières catastrophes aériennes majeures de ces 40 dernières années, 18 h de vol, une flasque de whiskey, une boite de lexomil, j'étais paré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le premier pas à terre, impression bizarre, on n'a jamais été aussi loin, on ne sait pas ce qu'il va se passer, ici tout peut arriver, je m'attends à voir des choses extraordinaires, exotiques. Ici le soleil ne brille pas pareil, rien qu'à le regarder on se rends bien compte qu'on est pas chez soi et pi il n'y a que des Chinois, enfin des taiwanais, des asiates quoi, y a que ça ici, c'est extraordinaire, je suis à citron land, pas un blanc, pas un noir, t'es un peu perdu a vrai dire, tu te sens dans la peau de l'autre, celui que toi tu regarde chez toi d'un oeil qui se veut condescendant reprimant tout juste une pensée impure la rejetant au fond de son inconscient par pur humanisme sans doute.&lt;br /&gt;Ici tout est sale, industrialisé au taquet, pas même une once de bon goût ou pire de respect pour masquer le béton des voies aériennes tenant on ne sait trop comment tellement les blocs servant de pilliers ont l'air empilés aléatoirement. Taipei, une drôle d'odeur, de terre mais de terre rance une vague odeur de renfermé assaille mon nez. Il y a eu un typhone il n'y a pas longtemps, des sacs de terres sont encore empilés, la trace des eaux boueuses marque les murs 1m 50 au dessus du sol, mais tout est beau, tout est nouveau, tout m'emmerveille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Direction immédiate à l'hopital, ah oui, j'oubliais, je ne viens pas faire du tourisme, je viens rencontrer la belle famille, une mère mourante, un père qui l'a fait mourrir. Ambiance.&lt;br /&gt;Les trois soeurs sont au bords du lit d'hôpital, je souris à la maman, elle me rends le sourire, on ne se parle pas mais on se regarde, curieux l'un de l'autre.&lt;br /&gt;Je n'ai pas envie de parler, je ne sais que dire, ce n'est pas banal. J'apprends que l'hopital ne s'occupe pas de la nourriture, c'est à la famille de s'occuper de cela j'apprends aussi que le père la nourris exclusivement de glaces et autres spécialités pleines de sucre, elle est diabétique, sous dialise 3 fois par semaine. Je vois.&lt;br /&gt;Le père à une maitresse, ils attendent la mort de l'autre. C'est un excellent comédien il retourne la situation, c'est lui qui s'occupe de sa femme et ses enfants la délaisse, il est plein aux as et part régulièrement en thalasso dans les pays voisins avec sa maitresse mais il fait le pauvre devant les autorités, vous comprennez il est à la retraite, et le système de retraite là bas n'est pas bien sophistiqué, alors ses enfants ont le devoir de payer pour lui droit dont il ne se prive jamais y compris en allant faire un scandale sur le lieu de trvail de ceux-ci.&lt;br /&gt;Le père est une raclure, peut-être, au fond je le comprend un peu, on vous apprend là bas à être impitoyable, même entre un homme et sa femme, pas de confiance, je l'ai appris à mes dépends, j'aurais pu être lui, à sa place, attendant la mort de ma femme avec un espoir innavoué, &lt;br /&gt;Quand on est seul au monde à fonctionner en vase clos ou chaque instant de sa vie avec l'autre est une lutte de pouvoir, l'humanisme perd un peu de son sens, on devient un bête traquée, à l'affut du moindre piège, on se défend et parfois on attaque pour devancer la sienne.&lt;br /&gt;Cela étant dit, je me suit transformé en agent secret fouillant dans les affaires du père, ma femme aux aguets à la porte de l'appartement qu'avait volé son père à une de ses soeurs obligée de louer un autre appartement. Je découvris ses carnet secrets, écris en minuscule, consignant jour après jour, heure après heure la moindre de ses actions ou réflexion.&lt;br /&gt;Puis course vers le seven eleven du coin de la rue, espèce d'épicerie  fourre tout, ou des trucs flottant dans de l'eau bouillante sont prêts à manger, où l'on trouve des recharges téléphoniques des mangas, des jus de fruits ou autre aliment dont tu serais bien en peine de savoir si ça se mange pour le déjeuner, le diner ou pas du tout, avec un guichet automatique de banque, le truc ou tu trouves tout sur 12m² et ouvert pratiquement 24/24.&lt;br /&gt;Là frénétiquement je cherche la photocopieuse et je me met à piller l'intimité du bon père de famille aggrandi à 175%.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Réunion de soeurs, lecture, cris, pleurs, haine, vengeance, repli, il n'y a rien à faire, la loi n'est pas pour eux. Le père n'a qu'à dire qu'il est libre de coucher sur la paier ses fantasmes, il n'y a pas de preuve, lacheté envers le père tout puissant. Retour à l'hôpital.&lt;br /&gt;Le soir je dors par terre, sur un parquet surélevé, il parait que c'est japonais, Taiwan est trés japonaise, peut être plus que chinoise parès l'invasion du japon, certains ont pris goût à l'aristocratie nippone, je dors donc parterre, Ah non pas par terre, c'est pas par terre, c'est traditionnel !&lt;br /&gt;Mais  traditionnel, quelle tradition ? problême d'identité certain.&lt;br /&gt;Du traditionnel j'en entend dans tout les sens, tradition, tradition, mais devant mes yeux du béton, des marchands légaux ou à la sauvette vendant les derniers objectifs nikons emballés dans du nylon pas d'origine.&lt;br /&gt;Après 12 jours d'hôpital je n'ai rien vu de Taiwan, je remballe mes frusques, je souhaite courage à la mère, à bientôt à tout le monde. et je décolle le soleil dans le dos.&lt;br /&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Mariage</title>
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    <pubDate>Sun, 22 Jul 2007 17:25:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Teo De Alma</dc:creator>
        <category>Marié</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;La vie est bizarre, on croit la connaitre puis un évènement survient que l'on avait pas prévu et qui chamboule tout.&lt;br /&gt;Ma vie était tracée comme sur des rails et puis tout bascule pour le meilleur et pour le pire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pire des cauchemars pour l'usurpateur que je suis est le mariage, pas Le mariage, ou les mariages, je suis sûr qu'il y en a des heureux, je parle du mien.&lt;br /&gt;Il a commencé par un suicide et a fini sept ans plus tard dans une clinique psychiatrique, une maison de repos comme on l'appelle pudiquement. Je ne sais pas si j'ai voulu attenter à mes jours, peut être dans la démarche mais pas dans les faits, c'était plutôt un chantage, même pas, une fatigue excessive, une renonciation, un appel à l'aide alors que rien n'avait encore commencé. La fureur s'était déjà déclenchée et j'en étais prisonnier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout avait commencé par un message d'une inconnue sur internet
par le biais d'une messagerie instantanée, je ne me souviens plus ce
qu'avait été notre discussion de l'époque. C'était une nana un peu
perdue qui cherchait à communiquer tout simplement. Elle était
étrangère, étudiante à Paris, elle avait voulu changer sa vie, quitter
son pays, fuir son père, pour redevenir ailleurs.&lt;br /&gt;Elle aurait du
savoir qu'on ne change jamais nulle part qu'on aille, c'est un mirage
qu'elle poursuivait, elle pensait que ses malheurs venait des autres
alors qu'elle en était seule responsable, oh bien sûr cela n'était pas
aussi simple mais rien n'a jamais été simple avec elle.&lt;/p&gt;
Huit ans aprés, j'ai appris, personne ne peut résoudre les problêmes à ta place et c'est là quand tu le découvres que tu te sens nu, tu n'es plus un enfant désormais, tu apprends ce que veux dire assumer alors que rien ne m'y avait préparé, d'ailleurs je ne sais pas si on peut se préparer à ça, ce n'est pas possible, on ne se prépare pas à aller en guerre, on croit la préparer mais une fois qu'on y est les rêgles changent, on ne nous a jamais dit, on n'aurait jamais pu imaginer. Il faut s'adapter, survivre, se tirer de ce bourbier, s'extraire de ces tranchées et peut être même tuer pour ne pas se faire tuer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai eu de la chance, je n'ai pas eu à tuer, il s'en est fallu de peu ou de loin, je ne saurais jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'avais trois choix, partir, la tuer ou bien me tuer. Je suis resté années après années, puis j'ai réussi à partir. On ne le fait jamais seul, on ne se rends plus compte, on est enfermé dans une spirale destructrice et l'esprit n'est plus assez lucide pour voir le monde du dehors.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand on est un usurpateur on trompe son monde, mais là j'étais seul avec moi même, acculé dans un coin sans issue, personne a qui parler demander de l'aide, il fallait que les ressources pour me sortir de cette situation, je les trouve en moi et pour cela il ne fallait plus se mentir, il fallait se regarder en face, entamer un dialogue schizophrénique avec soi même, enfin, plutôt jouer l'arbitre entre celui que je croyais être et celui que j'étais vraiment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'étais pris dans une guerre psychologique intense à quatre, celle avec qui je vivais, celui que j'étais, celui que je deviendrais, celui que je suis, mais nous n'étions pas que quatre, il y avait de nombreux fantômes, ma mère, la sienne, son père, ses ex, mes amis, surtout mes amies d'ailleurs, mes collègues féminines qui la rendait hystérique de jalousie. Jalousie mal placée il faut dire, je ne l'ai jamais trompée, ça m'aurait sans doute fait du bien pourtant mais je ne suis pas comme ça. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me rappelle du premier repas entre amis aprés qu'elle soit arrivée, il y avait cette collègue de travail qui avait eut l'outrecuidance de sortir de table aprés le dessert pour fumer sa cigarette sur le balcon, ça ne se faisait pas madame, qu'elle impolitesse, quand on est invitée, on reste à sa place et on ne bouge pas, et puis, cette tenue de catin, transparente qui laissait voir un bustier noir indécent, non, non madame, ça ne se fait encore moins d'essayer de séduire le petit amis de l'hotesse de maison, cette garce avait tout manigancée madame, elle jouait un jeu, ça elle le voyait bien.&lt;br /&gt;Premier rendez-vous avec la paranoïa qui n'allait qu'empirer. Le soir même aprés le départ, histérie, toute ma vaisselle est étalée par terre, des yeux fous vocifèrent, le ton monte, prise de bec, non hurlements, explications tardives, jusqu'à 4 heure du matin, sans discontinuer, de la haine, de la folie. J'essaye d'expliquer, quoi ? je ne sais plus, il n'y avait pourtant rien à expliquer, le repas s'était déroulé normalement, comme d'habitude, nous étions quatre, ma future femme et moi, un ami et sa compagne, deux couples sans ambiguités.&lt;br /&gt;Pourtant ce soir là, fatigué excédé par cette folie furieuse, j'avale des cachets, oh pas énormément, juste la dose pour que je sois sûr de m'endormir rapidement malgrè les cris et les coups de pieds dans le lit, ça c'est quelque chose que je n'ai jamais supporté, dormir à côté de quelqu'un qui de nuits sur trois frappe sans discontinué des pieds sur le lit jusqu'à l'endormissement.&lt;br /&gt;Et puis je me suis endormie, je ne me suis pas réveillé le lendemain, ou plutôt si, j'étais lucide mais je n'avais pas envie de bouger, je savais que j'avais rendez-vous avec un client mais je n'ai pas voulu me lever. Alors mon ami et en même temps collègue est venu voir ce qu'il se passait, je n'ai pas réagis, je ne voulais pas réagir, mes patrons sont arrivés, le docteur a été appelé, toujours pas de réaction, je me rappelle de cette lumière qu'elle promenait sur les yeux, je ne sais pas ce qu'elle y a vu, puis les pompiers qui m'ont amené à l'hôpital, et puis là je ne sais plus trop, je ne me rappelle plus. Je suis arrivé dans ma chambre d'hôpital je ne saurais dire lequel. Les fenêtres étaient scellées, précaution. J'y suis resté une semaine, puis cela à recommencé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout cela c'était avant le mariage, qui a été annulé une première fois puis reprogrammé, la famille n'a je crois rien su, en fait, je ne pouvais pas reculer, tout  le monde était déjà invité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il fallait faire bouger les lignes, on ne pouvait plus rester dans cet état de guerre, on ne pouvait plus subir et subir à longueur de journée, nous n'étions qu'un objet manipulé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;</description>
    
    
    
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