Quand nous naissons nous sommes une feuille de papier vierge, mais nous n'en avons pas conscience, nous ne savons pas encore que nous sommes le centre de l'univers et non que l'univers est nous.

Il y a bien des bouts de nous qui bougent devant nos yeux en émettant des sons difformes: "aeuh aeuh aeuh i gné oli e oli éé"
Non je déconne, j'ai supprimé les consonnes pour faire style incompréhensible parcequ'un bébé quoi que vous disiez ne comprendra jamais rien de tout votre charabia mais comme il est poli il ne vous en tiendra jamais rigueur par contre, il est capable de différencier exactement toutes les sonorités qu'un appareil vocal humain est capable d'émettre, c'est grâce à cette faculté hors du commun de mimétisme qu'un bébé apprendra sa langue maternelle.

Il est difficile de prendre conscience de soi quand soi est tout et tout est soi.

Il parait que nous connaissons une chose quand nous pouvons lui donner un nom, cela prouve parait il que nous nous en faisons une représentation mentale.

Mais ça, à 2 mois, je ne le savais pas encore, maintenant je sais une chose, c'est que tout apprentissage est destiné à nous éloigner du tout et à nous rapprocher du rien.

Au commencement nous étions tout et plus nous avançons dans la vie nous nous apercevons que nous ne sommes rien. Je veux dire, rien, ce n'est pas péjoratif, j'aurais pu dire à peine à la place de rien, mais j'ai une tendance histrionique à tout exagérer en permanence.

Moi, je m'appelle Teo, enfin, je ne m'appelle jamais, ce sont les autres qui le font, d'ailleurs actuellement, je suis allongé dans mon berceau avec un bout de moi-maman au dessus de mon bout de moi-berceau, j'entends assez souvent ce nom, à vrai dire ça sonne pas trop mal Teo.