Le code de la chevalerie
Par Teo De Alma le mardi, mai 22 2007, 00:23 - Lien permanent
Je ne
sais pas quand tout a basculé, sûrement que cela n'était
jamais arrivé, du moins on ne bascule jamais brusquement comme
ça, sans être prévenu un peu à l'avance,
cela cherche cela s'insinue, trouve des failles, pénètre
insidieusement et puis un jour on se rends compte que c'est là
et que ça a pris toute la place. Non, ici le jour a pris la
place à la nuit sans crier gare, un jour enfant le lendemain
vieillard, c'est dur de déchirer son âme de la sorte
surtout quand les deux côtés de cette âme veulent
garder toute la place.
J'étais une éventualité
de chevalier virtuel, une de ces histoires qu'on raconte aux enfants
pour qu'ils rêvent, et j'en suis devenu un, un vrai je veux
dire, un de ceux qui montent un grand cheval blanc, portent au corps
une armure étincelante et au bras l'écu de son royaume.
Le heaume que je m'étais choisi était d'un de ces noirs
cendrés qui irradie une douleur sourde et vengeresse, les
blessures ne se referment jamais quand on n'est pas en accord avec
soi-même.
Le
jour, j'étais, enfin, celui que vous voyez, là,
maintenant, pas trés soigné, pas trés soigneux,
perdu dans des rêves éveillés, la nuit, j'étais
ce valeureux combattant pourfendant les monstres nocturnes, j'avais
le temps et la patience, je ne dormais guère.
Les gens se
battent le jour et récupèrent la nuit en général,
moi c'était juste le contraire, mes monstres m'empéchaient
de dormir, il fallait que je lutte sans cesse pour ma survie, puis le
matin approchant, ils se retiraient dans leurs contrées
secrêtes comme d'habitude et me laissaient à ma fatigue,
je m'endormais alors, pour me réveiller quelques heures plus
tard la matinée entamée.
J'ai été
habitué à me battre la nuit, jamais le jour, j'étais
bien trop fatigué pour cela et mes parents pourvoyaient au
reste, j'ai du passer à côté de bien des choses,
mais ce n'était pas grave, mes nuits étaient bien
remplies, et je n'avais jamais autant adoré que ces moments
volés à mon repos, perdu dans un vide
galactico-féérique dans lequel mes rêves étaient
conscients.
Remarquez, je me suis bien rattrapé depuis et je ne connais plus une journée sans bataille, je rentre chez moi les mains pleines de sang, celui qui ruisselle le long de mes écorchures.
Je vous raconterai un jour comment j'ai approché le dragon, comment j'ai essayé de l'apprivoiser et comment j'ai fini par le tuer mais cela est trop tôt pour l'instant le sang goutte encore il n'est pas séché.
On dit que les dragons connaissent comment plier le temps pour y voyager dedans, il n'en reviens pas indemne, je vous le dis.
Pourtant je sais comment vivre calmement, j'ai longtemps observé le monde du moins celui qui m'entoure et j'ai appris, cela a l'air facile et pourtant cela m'ennuie il faut que ça bouge, je ne connais pas le plus court chemin, je ne veux pas le connaitre, il faut que j'explore afin de bien appréhender ce monde, les expériences des autres ne sont pas les miennes et a vrai dire je ne saurais pas quoi en faire, elles me ressemblent si peu, on me proposerai de recommencer ma vie à l'aulne de mes expériences, je n'en changerai rien ou si peu, mes choix je les assume pleinement et même s'il m'était permis je testerai d'autres voies mais en gardant l'esprit.
Quand
mes guerres de jour ont pris le pas sur celles de la nuit, c'est là
que tout a basculé, je n'y étais pas préparé
et j'ai appris à la dure, on avance mieux à coups de
coups sur la tête, du moins on apprends à mieux se
défendre et on y gagne des séquelles elles font ma
richesse et parfois peut-être un peu ma perte, je suis un
chevalier et je ne porte jamais le premier coups, il y a le code
d'honneur de la chevalerie qui me l'interdit, je suis là pour
protéger pas pour m'arroger des honneurs ou des
conquêtes.
C'est un code qui se perd et peu de chevaliers
substistent encore aujourd'hui car il faut le reconnaitre c'est un
métier ingrat, il n'y a que peu de reconnaissance et il
n'apporte guère la richesse. Les gens qui se réclament
de la noblesse de nos jours n'ont de noble que la particule, ils ont
oublié ce qu'étaient vraiment leurs ancêtres je
veux dire leurs lointains ancêtres ceux qui n'avaient qu'un
bout de terre à défendre et non un pays, il semblerait
que plus la responsabilité est importante et plus on se dégage
de celle-ci en oubliant pourquoi on est ce qu'on est à la
base, on ne vit plus avec la terre mais pour la terre et ce qu'elle
peut rapporter alors qu'il ne s'agit en fin de compte que de
préserver sa potentialité.
En fait pour tout vous dire, je suis décontenancé, j'évolu dans un monde duquel j'ai su déjouer bien des desseins maléfiques et apprécier les rares moments de paix, je peux dire que j'ai parcouru du chemin et que j'ai connu bien des batailles, j'ai laissé sur le bord du chemin bien des ennemis et moi je continu à avancer, mais je ne m'y reconnais pas, je veux dire, je suis fatigué cela ne rime à rien, il n'y a jamais de vainqueur dans cette histoire, juste des destins qui se mèlent et s'entrechoquent et puis, aprés, la vie, elle continue, elle n'a pas besoin de vous, de moi, nous ne sommes là que par accident finalement, alors, à quoi bon se battre si ce n'est pour les autres, ceux qui vous entourent et ceux a venir ? nous, au final, nous sommes si insignifiants.
On
m'a dit aujourd'hui, vis ta vie, mais enfin, je ne fais que cela,
alors j'aimerai me poser un petit peu, l'espace d'un instant à
moins qu'il ne soit déjà passé et vivre celle
des autres, pour voir si c'est mieux chez eux que chez moi, et puis
aussi peut-être leur apporter la richesse qu'est ma vie en
m'imprégnant de la leur, une espèce de contrat tacite
entre nous où chacun apprends un petit peu de l'autre, mais il
apparait que ce n'est pas possible, je suis condamné à
rester seul, à vivre ma vie quoi qu'il arrive, alors, alors,
et aprés ? va-t-il falloir que je reprenne mon chemin ? Il
faut dire que les gens de passage qui me croisent n'ont pas forcement
confiance en moi d'emblée, aprés tout il ne me
connaissent pas et je bouge si souvent qu'ils n'ont sans doute pas le
temps de s'habituer à moi, dois-je leur reprocher ?
bien sûr
que non, nos histoires sont parallèlles.
Un
chevalier ne doit pas s'attacher, sa vie est un roman et peu de
personnages réels sont élus pour devenir des
personnages de fiction, pour cela il faut qu'ils aient des destins
extraordinaires, je m'arroge ce droit je ne peux le faire pour les
autres.
J'ai voué ma vie aux autres, je ne sais pas trop pourquoi ni comment l'exprimer, peut être que j'ai bien en moi ancré ce code de la chevalerie ? peut-être que la vie je ne la conçois que comme cela finalement ?
Peut
être que ma vie c'est celle que je construis avec les autres,
pas pour mais avec.
Je n'ai pas de réponse, je ne
m'autorise aucune réponse, je n'ai que des questions, il n'y a
que des routes qui s'ouvrent devant moi et je tente seulement de
choisir le meilleur chemin. Le meilleur n'est pas le bon chemin à
l'instant où on le voit, un bon chemin peut aboutir sur la
déroute, non, le meilleur chemin, c'est celui qui amène
six pied sous terre, comme tout le monde au moment où en se
remémorant le chemin de sa vie, on se dit qu'on a rien
regretté de tout ce qui nous est arrivé et là on
est fier d'avoir été un valeureux chevalier.
Il me reste heureusement la tendresse, que je cache en moi ou que j'ouvre c'est selon et une certaine naïveté qui m'empèche de m'offusquer, finalement.

Commentaires
c nul a chier putain
maité plutot des truc comme des pouvoir surnaturel qi arrive .moi g le pouvoir du vent et oui c commme ca........
maité plutot des truc comme des pouvoir surnaturel qi arrive .moi g le pouvoir du vent et oui c commme ca........
et je ne bleuf pas
Mettez Pluto au chenil !
... et ne bluffez pas, c'est vrai quoi, moi aussi j'ai le super pouvoir surnaturel de faire du vent (surtout aprés un bon cassoulet).
ouaaa c pr un devoir ke je cherch lé cod dla chevalri ! naan sérieu toré pa pu fair un peu plus lon ?? pfff
ouaaa c pr un devoir ke je cherch lé cod dla chevalri ! naan sérieu toré pa pu fair un peu plus lon ?? pfff