Premier contact
Par Teo De Alma le jeudi, octobre 25 2007, 09:55 - Marié - Lien permanent
J'ai fait 3 voyages à Taiwan durant mes 6 années de mariages, je partais découvrir un pays, sans a priori, un pays qui de plus fit cessession d'avec la puissante Chine ce qui ne pouvait être que louable.
Aujourd'hui l'impérialisme est insidieux, il occupe les places financières, il n'est plus aussi grossier qu'auparavant: Aller je t'aligne 500 cavaliers en heaume flamboyant , 25 catapultes, 2000 fantassins en côte de maille, à lance ou a épées mais toujours à pied et tiens, vas y que je t'arrache ta terre dans le viol et la décapitation.
Enfin plus aussi grossier c'est un point de vue, moi ça m'a toujours débecquetté de travailler pour des fonds de pension américain qui réclament 15% de progression par an. Ce n'est pas possible, ça n'existe pas, les profits ne peuvent pas suivre une telle courbe ascendante sans s'épuiser à un moment ou à un autre. Le système est vérolé et il ne peut que retomber comme une vielle merde un jour ou l'autre. Mais ils s'en battent leur race ces vioques 10, 15 ans à tout casser d'espérance de vie, ce qui veulent c'est tous nous niquer pour pouvoir s'installer un jacuzzi dans leur chambre de maison de retraite VIP à boire du champagne et tater les fesses des infirmières condescendantes, toutes acquises à leur cause.
Alors moi je regardais d'un oeil terreux, pour ne pas dire vitrifié, ce monstre impérialiste féodal qu'est encore la chine à la mode coco pour les blaireaux mais d'une agressivité capitalistique que même stakhanov ne pourrait que renier tellement l'horreur est arrivée à son comble.
Presser le citron, c'est apparement le mot d'ordre que tout le monde s'est donné, comme quand il y a eu la première guerre en Irak, ma grand-mère s'était empressée de faire ses stocks de sucre de farine et de je ne sais qu'elle autre denrée complètement inutile, le pire c'est qu'elle n'était pas la seule puisque dans toutes les épiceries, les rayons étaient pratiquement vidés de ces produits de "haute" nécessité. Bon d'accord, ma grand-mère avait connu la guerre, la privation et les bons alimentaires mais bon soyons raisonnable tout de même, il sera temps bien assez tôt d'aller massacrer la famille d'à côté et dont le chien venait chier sur le devant de notre porte tout les jours depuis 5 ans pour piller leurs victuailles quand la guerre sera à nos portes.
Bien entendu les gens ont pris conscience désormais que les ressources ne sont plus inépuisables comme on l'avait longtemps cru, mis à part ces sales sauvages qui vivaient si près de la nature, nus de surcroit et qui respectaient cette terre nourricière, impies, païens, nous avions bien fait de les civiliser un peu ces sagouins irrespectueux en leur inculquant le droit au faste que nous, être humains avions droit à juste titre, nous avions un devoir d'évolution de l'espèce envers ces vagues cousins.
Enfin quand je dis conscience, je veux surtout dire que les grands groupes les premiers ont bien ressentis que le vent tournait et que le capitalisme pour perdurer devait bien être renouvelable. Au départ vague concept marketing, le renouvelable s'est imposé, mais pas en Chine toutefois, ils sont bien trop nombreux, inépuisables, on peut encore exploiter cette inépuisabilité pendant encore quelques décennies. A Taiwan par contre, le territoire n'est pas infini, c'est une île et ça se ressent bien sur le comportement de chacun, à tout moment un typhon ou un tremblement de Terre peut rayer de la carte cette région, alors Taiwan est allé vers le chemin de la démocratie, ce qui n'était pas gagné d'avance avec les zozos du guomintang. Aujourd'hui Taiwan est à seulement une place derrière nous la France, au classement RSF de la liberté d'expression, à la place N° 32 ce qui n'est pas une performance extraordinaire pour la France, mais un effort méritoire pour Taiwan tout de même.
En vue de préparer mon voyage j'avais commencé à étudier le mandarin, Nihao, wo yao may kuze. Duibuqi who bu zhidao! Xie xie ni. des trucs de base quoi. J'avais bien révisé également les 20 dernières catastrophes aériennes majeures de ces 40 dernières années, 18 h de vol, une flasque de whiskey, une boite de lexomil, j'étais paré.
Le premier pas à terre, impression bizarre, on n'a jamais été aussi loin, on ne sait pas ce qu'il va se passer, ici tout peut arriver, je m'attends à voir des choses extraordinaires, exotiques. Ici le soleil ne brille pas pareil, rien qu'à le regarder on se rends bien compte qu'on est pas chez soi et pi il n'y a que des Chinois, enfin des taiwanais, des asiates quoi, y a que ça ici, c'est extraordinaire, je suis à citron land, pas un blanc, pas un noir, t'es un peu perdu a vrai dire, tu te sens dans la peau de l'autre, celui que toi tu regarde chez toi d'un oeil qui se veut condescendant reprimant tout juste une pensée impure la rejetant au fond de son inconscient par pur humanisme sans doute.
Ici tout est sale, industrialisé au taquet, pas même une once de bon goût ou pire de respect pour masquer le béton des voies aériennes tenant on ne sait trop comment tellement les blocs servant de pilliers ont l'air empilés aléatoirement. Taipei, une drôle d'odeur, de terre mais de terre rance une vague odeur de renfermé assaille mon nez. Il y a eu un typhone il n'y a pas longtemps, des sacs de terres sont encore empilés, la trace des eaux boueuses marque les murs 1m 50 au dessus du sol, mais tout est beau, tout est nouveau, tout m'emmerveille.
Direction immédiate à l'hopital, ah oui, j'oubliais, je ne viens pas faire du tourisme, je viens rencontrer la belle famille, une mère mourante, un père qui l'a fait mourrir. Ambiance.
Les trois soeurs sont au bords du lit d'hôpital, je souris à la maman, elle me rends le sourire, on ne se parle pas mais on se regarde, curieux l'un de l'autre.
Je n'ai pas envie de parler, je ne sais que dire, ce n'est pas banal. J'apprends que l'hopital ne s'occupe pas de la nourriture, c'est à la famille de s'occuper de cela j'apprends aussi que le père la nourris exclusivement de glaces et autres spécialités pleines de sucre, elle est diabétique, sous dialise 3 fois par semaine. Je vois.
Le père à une maitresse, ils attendent la mort de l'autre. C'est un excellent comédien il retourne la situation, c'est lui qui s'occupe de sa femme et ses enfants la délaisse, il est plein aux as et part régulièrement en thalasso dans les pays voisins avec sa maitresse mais il fait le pauvre devant les autorités, vous comprennez il est à la retraite, et le système de retraite là bas n'est pas bien sophistiqué, alors ses enfants ont le devoir de payer pour lui droit dont il ne se prive jamais y compris en allant faire un scandale sur le lieu de trvail de ceux-ci.
Le père est une raclure, peut-être, au fond je le comprend un peu, on vous apprend là bas à être impitoyable, même entre un homme et sa femme, pas de confiance, je l'ai appris à mes dépends, j'aurais pu être lui, à sa place, attendant la mort de ma femme avec un espoir innavoué,
Quand on est seul au monde à fonctionner en vase clos ou chaque instant de sa vie avec l'autre est une lutte de pouvoir, l'humanisme perd un peu de son sens, on devient un bête traquée, à l'affut du moindre piège, on se défend et parfois on attaque pour devancer la sienne.
Cela étant dit, je me suit transformé en agent secret fouillant dans les affaires du père, ma femme aux aguets à la porte de l'appartement qu'avait volé son père à une de ses soeurs obligée de louer un autre appartement. Je découvris ses carnet secrets, écris en minuscule, consignant jour après jour, heure après heure la moindre de ses actions ou réflexion.
Puis course vers le seven eleven du coin de la rue, espèce d'épicerie fourre tout, ou des trucs flottant dans de l'eau bouillante sont prêts à manger, où l'on trouve des recharges téléphoniques des mangas, des jus de fruits ou autre aliment dont tu serais bien en peine de savoir si ça se mange pour le déjeuner, le diner ou pas du tout, avec un guichet automatique de banque, le truc ou tu trouves tout sur 12m² et ouvert pratiquement 24/24.
Là frénétiquement je cherche la photocopieuse et je me met à piller l'intimité du bon père de famille aggrandi à 175%.
Réunion de soeurs, lecture, cris, pleurs, haine, vengeance, repli, il n'y a rien à faire, la loi n'est pas pour eux. Le père n'a qu'à dire qu'il est libre de coucher sur la paier ses fantasmes, il n'y a pas de preuve, lacheté envers le père tout puissant. Retour à l'hôpital.
Le soir je dors par terre, sur un parquet surélevé, il parait que c'est japonais, Taiwan est trés japonaise, peut être plus que chinoise parès l'invasion du japon, certains ont pris goût à l'aristocratie nippone, je dors donc parterre, Ah non pas par terre, c'est pas par terre, c'est traditionnel !
Mais traditionnel, quelle tradition ? problême d'identité certain.
Du traditionnel j'en entend dans tout les sens, tradition, tradition, mais devant mes yeux du béton, des marchands légaux ou à la sauvette vendant les derniers objectifs nikons emballés dans du nylon pas d'origine.
Après 12 jours d'hôpital je n'ai rien vu de Taiwan, je remballe mes frusques, je souhaite courage à la mère, à bientôt à tout le monde. et je décolle le soleil dans le dos.
Aujourd'hui l'impérialisme est insidieux, il occupe les places financières, il n'est plus aussi grossier qu'auparavant: Aller je t'aligne 500 cavaliers en heaume flamboyant , 25 catapultes, 2000 fantassins en côte de maille, à lance ou a épées mais toujours à pied et tiens, vas y que je t'arrache ta terre dans le viol et la décapitation.
Enfin plus aussi grossier c'est un point de vue, moi ça m'a toujours débecquetté de travailler pour des fonds de pension américain qui réclament 15% de progression par an. Ce n'est pas possible, ça n'existe pas, les profits ne peuvent pas suivre une telle courbe ascendante sans s'épuiser à un moment ou à un autre. Le système est vérolé et il ne peut que retomber comme une vielle merde un jour ou l'autre. Mais ils s'en battent leur race ces vioques 10, 15 ans à tout casser d'espérance de vie, ce qui veulent c'est tous nous niquer pour pouvoir s'installer un jacuzzi dans leur chambre de maison de retraite VIP à boire du champagne et tater les fesses des infirmières condescendantes, toutes acquises à leur cause.
Alors moi je regardais d'un oeil terreux, pour ne pas dire vitrifié, ce monstre impérialiste féodal qu'est encore la chine à la mode coco pour les blaireaux mais d'une agressivité capitalistique que même stakhanov ne pourrait que renier tellement l'horreur est arrivée à son comble.
Presser le citron, c'est apparement le mot d'ordre que tout le monde s'est donné, comme quand il y a eu la première guerre en Irak, ma grand-mère s'était empressée de faire ses stocks de sucre de farine et de je ne sais qu'elle autre denrée complètement inutile, le pire c'est qu'elle n'était pas la seule puisque dans toutes les épiceries, les rayons étaient pratiquement vidés de ces produits de "haute" nécessité. Bon d'accord, ma grand-mère avait connu la guerre, la privation et les bons alimentaires mais bon soyons raisonnable tout de même, il sera temps bien assez tôt d'aller massacrer la famille d'à côté et dont le chien venait chier sur le devant de notre porte tout les jours depuis 5 ans pour piller leurs victuailles quand la guerre sera à nos portes.
Bien entendu les gens ont pris conscience désormais que les ressources ne sont plus inépuisables comme on l'avait longtemps cru, mis à part ces sales sauvages qui vivaient si près de la nature, nus de surcroit et qui respectaient cette terre nourricière, impies, païens, nous avions bien fait de les civiliser un peu ces sagouins irrespectueux en leur inculquant le droit au faste que nous, être humains avions droit à juste titre, nous avions un devoir d'évolution de l'espèce envers ces vagues cousins.
Enfin quand je dis conscience, je veux surtout dire que les grands groupes les premiers ont bien ressentis que le vent tournait et que le capitalisme pour perdurer devait bien être renouvelable. Au départ vague concept marketing, le renouvelable s'est imposé, mais pas en Chine toutefois, ils sont bien trop nombreux, inépuisables, on peut encore exploiter cette inépuisabilité pendant encore quelques décennies. A Taiwan par contre, le territoire n'est pas infini, c'est une île et ça se ressent bien sur le comportement de chacun, à tout moment un typhon ou un tremblement de Terre peut rayer de la carte cette région, alors Taiwan est allé vers le chemin de la démocratie, ce qui n'était pas gagné d'avance avec les zozos du guomintang. Aujourd'hui Taiwan est à seulement une place derrière nous la France, au classement RSF de la liberté d'expression, à la place N° 32 ce qui n'est pas une performance extraordinaire pour la France, mais un effort méritoire pour Taiwan tout de même.
En vue de préparer mon voyage j'avais commencé à étudier le mandarin, Nihao, wo yao may kuze. Duibuqi who bu zhidao! Xie xie ni. des trucs de base quoi. J'avais bien révisé également les 20 dernières catastrophes aériennes majeures de ces 40 dernières années, 18 h de vol, une flasque de whiskey, une boite de lexomil, j'étais paré.
Le premier pas à terre, impression bizarre, on n'a jamais été aussi loin, on ne sait pas ce qu'il va se passer, ici tout peut arriver, je m'attends à voir des choses extraordinaires, exotiques. Ici le soleil ne brille pas pareil, rien qu'à le regarder on se rends bien compte qu'on est pas chez soi et pi il n'y a que des Chinois, enfin des taiwanais, des asiates quoi, y a que ça ici, c'est extraordinaire, je suis à citron land, pas un blanc, pas un noir, t'es un peu perdu a vrai dire, tu te sens dans la peau de l'autre, celui que toi tu regarde chez toi d'un oeil qui se veut condescendant reprimant tout juste une pensée impure la rejetant au fond de son inconscient par pur humanisme sans doute.
Ici tout est sale, industrialisé au taquet, pas même une once de bon goût ou pire de respect pour masquer le béton des voies aériennes tenant on ne sait trop comment tellement les blocs servant de pilliers ont l'air empilés aléatoirement. Taipei, une drôle d'odeur, de terre mais de terre rance une vague odeur de renfermé assaille mon nez. Il y a eu un typhone il n'y a pas longtemps, des sacs de terres sont encore empilés, la trace des eaux boueuses marque les murs 1m 50 au dessus du sol, mais tout est beau, tout est nouveau, tout m'emmerveille.
Direction immédiate à l'hopital, ah oui, j'oubliais, je ne viens pas faire du tourisme, je viens rencontrer la belle famille, une mère mourante, un père qui l'a fait mourrir. Ambiance.
Les trois soeurs sont au bords du lit d'hôpital, je souris à la maman, elle me rends le sourire, on ne se parle pas mais on se regarde, curieux l'un de l'autre.
Je n'ai pas envie de parler, je ne sais que dire, ce n'est pas banal. J'apprends que l'hopital ne s'occupe pas de la nourriture, c'est à la famille de s'occuper de cela j'apprends aussi que le père la nourris exclusivement de glaces et autres spécialités pleines de sucre, elle est diabétique, sous dialise 3 fois par semaine. Je vois.
Le père à une maitresse, ils attendent la mort de l'autre. C'est un excellent comédien il retourne la situation, c'est lui qui s'occupe de sa femme et ses enfants la délaisse, il est plein aux as et part régulièrement en thalasso dans les pays voisins avec sa maitresse mais il fait le pauvre devant les autorités, vous comprennez il est à la retraite, et le système de retraite là bas n'est pas bien sophistiqué, alors ses enfants ont le devoir de payer pour lui droit dont il ne se prive jamais y compris en allant faire un scandale sur le lieu de trvail de ceux-ci.
Le père est une raclure, peut-être, au fond je le comprend un peu, on vous apprend là bas à être impitoyable, même entre un homme et sa femme, pas de confiance, je l'ai appris à mes dépends, j'aurais pu être lui, à sa place, attendant la mort de ma femme avec un espoir innavoué,
Quand on est seul au monde à fonctionner en vase clos ou chaque instant de sa vie avec l'autre est une lutte de pouvoir, l'humanisme perd un peu de son sens, on devient un bête traquée, à l'affut du moindre piège, on se défend et parfois on attaque pour devancer la sienne.
Cela étant dit, je me suit transformé en agent secret fouillant dans les affaires du père, ma femme aux aguets à la porte de l'appartement qu'avait volé son père à une de ses soeurs obligée de louer un autre appartement. Je découvris ses carnet secrets, écris en minuscule, consignant jour après jour, heure après heure la moindre de ses actions ou réflexion.
Puis course vers le seven eleven du coin de la rue, espèce d'épicerie fourre tout, ou des trucs flottant dans de l'eau bouillante sont prêts à manger, où l'on trouve des recharges téléphoniques des mangas, des jus de fruits ou autre aliment dont tu serais bien en peine de savoir si ça se mange pour le déjeuner, le diner ou pas du tout, avec un guichet automatique de banque, le truc ou tu trouves tout sur 12m² et ouvert pratiquement 24/24.
Là frénétiquement je cherche la photocopieuse et je me met à piller l'intimité du bon père de famille aggrandi à 175%.
Réunion de soeurs, lecture, cris, pleurs, haine, vengeance, repli, il n'y a rien à faire, la loi n'est pas pour eux. Le père n'a qu'à dire qu'il est libre de coucher sur la paier ses fantasmes, il n'y a pas de preuve, lacheté envers le père tout puissant. Retour à l'hôpital.
Le soir je dors par terre, sur un parquet surélevé, il parait que c'est japonais, Taiwan est trés japonaise, peut être plus que chinoise parès l'invasion du japon, certains ont pris goût à l'aristocratie nippone, je dors donc parterre, Ah non pas par terre, c'est pas par terre, c'est traditionnel !
Mais traditionnel, quelle tradition ? problême d'identité certain.
Du traditionnel j'en entend dans tout les sens, tradition, tradition, mais devant mes yeux du béton, des marchands légaux ou à la sauvette vendant les derniers objectifs nikons emballés dans du nylon pas d'origine.
Après 12 jours d'hôpital je n'ai rien vu de Taiwan, je remballe mes frusques, je souhaite courage à la mère, à bientôt à tout le monde. et je décolle le soleil dans le dos.

Commentaires
T'as fait traduire les petits papiers du père ? :D
bah non, mais il y en a qui ont du s'en occuper.